29 avril 2017
Au début du mois de mars, une équipe à bord du CRJ-200 d’inspection en vol de NAV CANADA a procédé dans le Nord canadien au tout premier essai en vol du système ADS-B satellitaire d’Aireon.
L’essai faisait partie d’un rigoureux processus d’essai et de validation des charges utiles ADS-B à bord des satellites NEXT d’Iridium en orbite basse terrestre. Le 14 janvier, les dix premiers satellites de la constellation de 66 satellites ont été lancés.
L’équipe d’essai en vol avait deux buts : confirmer que la charge utile fonctionnait comme prévu; mesurer la performance du système pour déterminer dans quelle mesure il générait le type de données requises pour l’ATC. Dans les deux cas, les résultats ont été très prometteurs.
Chaque charge utile devait repérer un aéronef situé au maximum à 2 800 kilomètres de distance, mais les résultats de l’essai ont révélé un repérage à une « distance oblique » de 3 500 kilomètres, surpassant ainsi les attentes de l’équipe.
Durant la vérification initiale de la performance d'une seule des 66 charges utiles, Aireon a été en mesure de décoder la position de 17 229 aéronefs en 62 heures (37 orbites).
Ces mesures de performance démontrent un degré supérieur de robustesse et de fonctionnement que celui anticipé pour répondre aux capacités ATC, quand Aireon sera mis en service en 2018.
Des essais avec d’autres fournisseurs de SNA clients seront aussi effectués afin de valider les données et nous assurer qu’elles correspondent aux données générées au sol.
Ce vol devait surtout permettre de mesurer la performance du système ADS-B quand un aéronef utilise la plus faible puissance de sortie d’un transpondeur permise d’après les normes actuelles. Pour la durée du vol, la puissance de sortie du transpondeur a été abaissée à ce minimum (125 watts).
Le vol s’est déroulé en trois étapes sur deux jours :
Le Nord a été choisi pour deux raisons. D’abord, aux hautes latitudes, la vitesse d’un aéronef n’est pas beaucoup plus lente que la vitesse de rotation de la Terre. En se déplaçant vers l’ouest, l’aéronef peut donc rester presque sous le plan orbital d’un satellite se déplaçant d’est en ouest durant les passages successifs. Cela nous permet aussi de maximiser la collecte de données.
Dans le Nord canadien, il y a peu de sources de transmission radio causant des interférences, et cet essai a permis d’établir un niveau de performance de référence dans un environnement peu bruyant.