24 mai 2022
Tour : ABCE, autorisé à atterrir.
C-ABCH : ABCH, autorisé à atterrir.
C-ABCE : [Je pensais que la communication m’était destinée, mais je suppose que non.]
Tour : ABCH, négatif. Ce n’était pas pour vous. ABCE, vous êtes autorisé à atterrir.
C-ABCE : ABCE, autorisé à atterrir.
Les erreurs de communication entre les services de la circulation aérienne (ATS) et les pilotes surviennent tous les jours à la grandeur du pays, mais heureusement, la grande majorité d’entre elles sont corrigées sans incident.
L’exemple présenté plus haut illustre bien qu’une simple petite erreur de lettre peut entraîner de graves conséquences si elle n’est pas détectée à temps.
Notre objectif à l’échelle nationale
Les erreurs de communication entre les ATS et les élèves-pilotes ou les pilotes d’aviation générale (notamment les pilotes dont la langue maternelle n’est pas l’anglais) constituent l’un des principaux risques à la sécurité opérationnelle pour NAV CANADA. C’est pourquoi nous nous efforçons activement de les réduire.
La communication entre les ATS et les pilotes est l’une des dernières lignes de défense pour prévenir un incident critique.
Bien que l’on ne puisse éradiquer le risque lié à ces types d’erreurs, NAV CANADA a un rôle déterminant à jouer pour le réduire. Comment peut-on alors trouver des solutions à un problème qui sera toujours présent?
Définir le problème
Nous nous devons de bien définir et comprendre le problème. Grâce à une collaboration étroite avec nos parties prenantes et à une surveillance régulière du risque au moyen d’activités annuelles de planification de la sécurité, nous avons fait des progrès dans :
« NAV CANADA dispose d’un système de gestion de la sécurité (SMS) robuste et bien établi qui nous aide à réduire les erreurs. Je pense que nous faisons un assez bon travail à cet égard », indique John AuCoin, spécialiste, Exploitation de l’unité, à la Tour de Fredericton et un ancien instructeur de vol qui travaille à la tour de contrôle depuis sept ans.
« L’aviation est comme un sport d’équipe, dit-il. Nous avons tous des rôles différents à jouer, mais nous faisons tous partie de la même équipe. Dans les communications radio, il faut veiller à ce que tout le monde se comprenne bien, ce qui exige de solides compétences en communication. »
« Quand on est très sollicité, on a tendance à parler plus vite et à donner plusieurs instructions à la fois. C’est à ce moment-là qu’on peut passer à côté d’informations essentielles », fait remarquer M. AuCoin.
Il indique également que les élèves-pilotes ont souvent, par manque d’expérience, une certaine appréhension et une réticence à demander des éclaircissements lorsqu’ils ont des doutes concernant les instructions du professionnel ATS.
Bien que l’expérience et la langue ajoutent certainement au défi, même les professionnels les plus chevronnés ne sont pas à l’abri d’une bévue. Parmi les causes ou les dangers qui contribuent le plus souvent à ce risque, on peut citer :
« Moins le pilote a d’expérience, plus on lui donne de la marge. On ne le presse pas. On lui donne plus d’espace et plus de temps. On sait ce que ça implique, le manque d’expérience, » offre M. Aucoin. En travaillant ensemble de cette manière, on obtient un niveau de défense accru qui permet de réduire davantage le risque.
Les mesures d’atténuation en place à Fredericton ne sont que quelques-uns des nombreux exemples de mesures utilisés partout au Canada pour assurer la sécurité de l’espace aérien.
Atténuation des risques
Comme indiqué, l’aviation est comme un sport d’équipe; les parties prenantes et les clients de NAV CANADA jouent un rôle tout aussi important pour atténuer ce risque.
Voici quelques façons dont les pilotes et NAV CANADA peuvent travailler ensemble pour assurer la sécurité de l’espace aérien du Canada :
Avec un effort concerté de la part de tous les intervenants du milieu de l’aviation, nous pouvons atténuer les erreurs de communication et améliorer la sécurité de notre espace aérien.