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Tour : ABCE, autorisé à atterrir.

C-ABCH : ABCH, autorisé à atterrir.

C-ABCE : [Je pensais que la communication m’était destinée, mais je suppose que non.]

Tour : ABCH, négatif. Ce n’était pas pour vous. ABCE, vous êtes autorisé à atterrir.

C-ABCE : ABCE, autorisé à atterrir. 


Les erreurs de communication entre les services de la circulation aérienne (ATS) et les pilotes surviennent tous les jours à la grandeur du pays, mais heureusement, la grande majorité d’entre elles sont corrigées sans incident.

L’exemple présenté plus haut illustre bien qu’une simple petite erreur de lettre peut entraîner de graves conséquences si elle n’est pas détectée à temps.

Notre objectif à l’échelle nationale

Les erreurs de communication entre les ATS et les élèves-pilotes ou les pilotes d’aviation générale (notamment les pilotes dont la langue maternelle n’est pas l’anglais) constituent l’un des principaux risques à la sécurité opérationnelle pour NAV CANADA. C’est pourquoi nous nous efforçons activement de les réduire.

La communication entre les ATS et les pilotes est l’une des dernières lignes de défense pour prévenir un incident critique.

Bien que l’on ne puisse éradiquer le risque lié à ces types d’erreurs, NAV CANADA a un rôle déterminant à jouer pour le réduire. Comment peut-on alors trouver des solutions à un problème qui sera toujours présent?

Définir le problème

Nous nous devons de bien définir et comprendre le problème. Grâce à une collaboration étroite avec nos parties prenantes et à une surveillance régulière du risque au moyen d’activités annuelles de planification de la sécurité, nous avons fait des progrès dans :

  • la mise en œuvre de recommandations opérationnelles aux emplacements où la formation des pilotes augmente sensiblement la circulation aérienne;
  • l’établissement de méthodes proactives pour traiter les principales causes des erreurs de communication;
  • la mise au point d’une approche holistique pour atténuer le risque en collaboration avec les parties prenantes.

« NAV CANADA dispose d’un système de gestion de la sécurité (SMS) robuste et bien établi qui nous aide à réduire les erreurs. Je pense que nous faisons un assez bon travail à cet égard », indique John AuCoin, spécialiste, Exploitation de l’unité, à la Tour de Fredericton et un ancien instructeur de vol qui travaille à la tour de contrôle depuis sept ans.

« L’aviation est comme un sport d’équipe, dit-il. Nous avons tous des rôles différents à jouer, mais nous faisons tous partie de la même équipe. Dans les communications radio, il faut veiller à ce que tout le monde se comprenne bien, ce qui exige de solides compétences en communication. »

« Quand on est très sollicité, on a tendance à parler plus vite et à donner plusieurs instructions à la fois. C’est à ce moment-là qu’on peut passer à côté d’informations essentielles », fait remarquer M. AuCoin.

Il indique également que les élèves-pilotes ont souvent, par manque d’expérience, une certaine appréhension et une réticence à demander des éclaircissements lorsqu’ils ont des doutes concernant les instructions du professionnel ATS.

Bien que l’expérience et la langue ajoutent certainement au défi, même les professionnels les plus chevronnés ne sont pas à l’abri d’une bévue. Parmi les causes ou les dangers qui contribuent le plus souvent à ce risque, on peut citer :

  • les erreurs de relecture ou de réécoute;
  • l’utilisation d’une phraséologie d’aviation non conforme;
  • l’utilisation ou la publication non uniforme des points d’appel et de compte rendu;
  • le niveau accru de complexité dans les espaces aériens achalandés;
  • des indicatifs d’appel à consonance semblable;
  • le fait que l’anglais soit une langue seconde pour plusieurs pilotes;
  • des changements de dernière minute au plan de vol;
  • le manque d’expérience du pilote ou du personnel ATS;
  • des hypothèses fondées sur les attentes.

« Moins le pilote a d’expérience, plus on lui donne de la marge. On ne le presse pas. On lui donne plus d’espace et plus de temps. On sait ce que ça implique, le manque d’expérience, » offre M. Aucoin. En travaillant ensemble de cette manière, on obtient un niveau de défense accru qui permet de réduire davantage le risque.

Les mesures d’atténuation en place à Fredericton ne sont que quelques-uns des nombreux exemples de mesures utilisés partout au Canada pour assurer la sécurité de l’espace aérien.

Atténuation des risques

Comme indiqué, l’aviation est comme un sport d’équipe; les parties prenantes et les clients de NAV CANADA jouent un rôle tout aussi important pour atténuer ce risque.

Voici quelques façons dont les pilotes et NAV CANADA peuvent travailler ensemble pour assurer la sécurité de l’espace aérien du Canada :

  • Demandez toujours des éclaircissements lorsque cela est nécessaire :

    • Si vous n’avez pas entendu clairement une transmission, répondez en disant « répétez ». La transmission sera répétée.

    • Si vous ne comprenez pas le sens d’une transmission, répondez en disant : « Je ne comprends pas ». La transmission sera expliquée.

  • Utilisez la phraséologie normalisée.

  • Soyez conscient des principales causes d’erreurs de communication et contribuez à sensibiliser vos pairs dans l’industrie.

Avec un effort concerté de la part de tous les intervenants du milieu de l’aviation, nous pouvons atténuer les erreurs de communication et améliorer la sécurité de notre espace aérien.