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Sur une route des environs de Toronto, vers la fin de l’année scolaire, Julia Marie Noel, élève de 11e année, faisait comme bien d’autres jeunes de son âge : elle pensait à l’avenir sans trop savoir ce qu’elle deviendrait.


« Je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire, se souvient-elle. L’ensemble de mes camarades savaient ce qu’elles et ils voulaient devenir, mais pas moi. »

À l’époque, devenir pilote ne semblait pas être une véritable option. Puis, en discutant avec sa mère de son avenir, sa perception a changé. « Un avion est passé au-dessus de nous et je me suis confiée : “Je ne l’ai jamais dit à personne, mais l’idée de devenir pilote me fascine… sauf que ce n’est pas raisonnable.” »

Sa mère lui a posé une question toute simple : « Pourquoi? »

« J’ai pris une seconde pour réfléchir, explique Julia. J’ai réalisé que ce n’était pas déraisonnable. Je pouvais vraiment suivre cette voie si je le souhaitais. »

Ce court instant est devenu le point de départ de son parcours, soutenu par la Fondation des possibilités d'envol, une initiative nationale finançant directement la formation au pilotage de la prochaine génération de pilotes au Canada. Dès ses débuts, cette fondation a reçu l’appui d’organisations comme NAV CANADA, ce qui lui a permis de rendre les occasions plus accessibles aux étudiantes et étudiants de partout au pays.

Petit avion d’entraînement blanc circulant sur une piste avec un élève-pilote et un instructeur assis dans le cockpit.

Un rêve qui prend son envol

Une fois qu’elle s’est permis d’avoir cette ambition, Julia a commencé à établir un plan. Elle a fait des recherches sur les programmes d’aviation au Canada et a finalement choisi d’étudier à l’Université Western. Toutefois, avant de s’engager, elle voulait vivre une expérience concrète de vol.

« Je n’avais pris l’avion qu’une seule fois dans ma vie, dit-elle. J’ai donc réservé un vol de découverte pour m’assurer que je n’aurais pas le mal des transports et que j’aimais vraiment ça. »

Elle a tout de suite eu sa réponse.

« Après avoir pris ce vol, il n’y avait aucun doute. Je savais ce que je voulais devenir. »

La réalité derrière le rêve

« Il n’est pas possible de manquer un vol ni un cours, explique-t-elle. Je devais avoir un excellent sens de l’organisation et être disciplinée. »

Des obstacles indépendants de sa volonté sont également survenus. Les retards dus aux conditions météorologiques à London, en Ontario, ont souvent interrompu la formation et rendu l’assiduité difficile. Pourtant, le dévouement de Julia était inébranlable. Finalement, les choses se sont bien déroulées.

« Le jour de mon premier vol en solo, toute ma famille était là, se souvient-elle. Lorsque j’ai décollé, je me suis exclamée : “Oui! J’ai réussi!” C’est à ce moment-là que j’ai compris que je pouvais réaliser mon rêve. »

Le coût du rêve

Même si la passion et la discipline sont essentielles, devenir pilote s’accompagne également d’une pression financière importante. « Pendant mes études, explique Julia, j’ai travaillé à temps plein la majorité du temps et à temps partiel au cours des trois dernières années. »”

C’est précisément pour répondre à cette réalité que la Fondation des possibilités d'envol a été créée.

L’organisation vise à réduire les obstacles financiers et à créer des occasions pour les prochaines générations de professionnelles et professionnels de l’aviation. « Notre mission principale est de réduire ou d’éliminer complètement les obstacles financiers liés à la formation en aviation commerciale, tout en inspirant la prochaine génération de pilotes d’un bout à l’autre du pays », explique son fondateur, Lucas Dejmek.

Pour Julia, l’obtention de la bourse est arrivée à un moment crucial.

« Ce soutien m’a non seulement enlevé un poids des épaules, dit-elle, il m’a beaucoup touchée, car c’était un témoignage de reconnaissance du travail que j’avais accompli. »

Une vision commune

Pour les étudiantes et étudiants comme Julia, cette mission a une incidence directe et durable. « Cette bourse me rend fière, dit-elle. C’est la preuve que les gens reconnaissent le travail que j’ai accompli et le chemin que j’ai parcouru. »”

En même temps, ses propres objectifs reflètent ce même cycle de croissance et de soutien. « Je veux rendre la pareille à l’industrie qui m’a tant donné, dit-elle. J’aimerais peut-être même lui donner encore plus. »

Un jour, elle espère devenir commandante de bord, mais par-dessus tout, elle compte encadrer les autres et continuer à s’impliquer dans la communauté qui l’a aidée à réussir.

Les perspectives d’avenir

Quelques jours après la Journée mondiale des pilotes, des histoires comme celle de Julia mettent en lumière les défis et les possibilités du secteur de l’aviation. Son message pour les personnes qui ne savent pas si elles trouveraient leur place dans l’industrie est clair.

« Rêvez grand et ne vous imposez jamais de limites. J’ai failli ne pas réaliser mon rêve parce que je pensais que je n’y arriverais pas. On ne connaît pas toute l’étendue des possibilités. »

Lucas partage une perspective semblable, étendant le message aux personnes qui n’ont pas encore l’impression d’avoir trouvé leur vocation.
« Ne doutez pas de votre place dans l’aviation, vous en faites déjà partie, dit-il. Si le secteur de l’aviation vous a apporté du positif, aidez à inspirer la prochaine génération. »

Parfois, un seul instant peut changer le cours d’une vie. Avec le bon soutien, cet instant peut mener à de grandes réalisations.