22 octobre 2024
Le travail des contrôleuses et contrôleurs de la circulation aérienne et celui des spécialistes de l’information de vol, qui constituent ensemble le « personnel des services de la circulation aérienne », est souvent entouré de mystère et d’idées préconçues. Beaucoup croient que ces travailleuses et travailleurs évoluent dans environnement sans répit, aux enjeux importants, où une seule erreur peut mener à la catastrophe. D’autres s’imaginent un travail de plus en plus automatisé qui ne laisse place qu’à peu d’interventions humaines. En réalité, leur quotidien est beaucoup plus nuancé, occupé par des fonctions qui évoluent au même rythme que l’industrie aérienne.
Voici les huit idées préconçues les plus communes sur ce travail derrière les écrans radars, et la vérité expliquée par les gens qui veillent à la sécurité aérienne chez nous.
« Une des plus grandes idées préconçues à propos de notre travail est que c’est très stressant. Bien que soit vrai par moments, notre formation nous enseigne les compétences et les habiletés pour rendre presque banaux des événements autrement stressants. Ce que je réponds aux gens qui demandent "Est-ce toujours stressant?", c’est : "Pas si on est bon dans ce qu’on fait, et on l’est!". Évidemment, il y a des pics et des creux dans le volume de la circulation et dans la complexité. Les moments calmes demandent aussi de la vigilance, mais ils apportent un environnement plus détendu laissant place aux conversations amicales. J’ai travaillé dans plusieurs unités et c’est sensiblement la même chose partout, » explique Chris Wonnacott, contrôleur de la circulation aérienne, Centre de contrôle régional de Moncton.
« L’un des avantages de ce domaine, c’est que c’est un travail très spécialisé pour lequel NAV CANADA offre toute la formation requise. Pas besoin de diplôme d’études postsecondaires ou d’expérience en aviation pour postuler. Une fois en formation, on reçoit un salaire le temps d’apprendre ce qu’il faut pour réussir. Il suffit d’avoir un diplôme d’études secondaires ou une équivalence. Pour cette raison, j’ai des collègues qui proviennent d’une multitude de domaines : génie, sciences, camionnage, charpenterie-menuiserie, soudure, cuisine, photographie, course automobile, marine, santé, service militaire, football professionnel et j’en passe. Par conséquent, ces gens possèdent une grande variété d’aptitudes qui peuvent se transposer dans leurs fonctions. En cas d’attaque de zombies apocalyptique, c’est au travail que je voudrais être, car rien n’est à notre épreuve, » explique Kit Stardancer, spécialiste, Procédures de l’unité, Centre de contrôle régional de Toronto.
« Dans une tour de contrôle, l’objectif premier est de faire circuler en toute sécurité les véhicules et les aéronefs autour de l’aéroport et de gérer le trafic aérien dans la zone de contrôle. À plus grande échelle, nous dépendons de nos collègues du centre d’information de vol pour ce qui est des exposés météorologiques, du traitement des NOTAM et des plans de vol à vue (VFR). Les spécialistes de l’information de vol offrent des services consultatifs et servent de lien de communication essentiel entre les pilotes, les compagnies aériennes et d’autres équipes de NAV CANADA, tandis que les spécialistes d’exploitation de la circulation aérienne (ATOS) s’assurent de l’exactitude des plans de vol aux instruments (IFR), et que les contrôleuses et contrôleurs terminaux coordonnent l’arrivée et le départ des vols IFR. Chaque personne a des fonctions précises et nous avons besoin des autres pour que tout roule bien, » explique Richard Bowman, contrôleur de la circulation aérienne, Tour de Pitt Meadows.
« Le travail d’équipe est crucial pour le maintien de la sécurité. Notre équipe est répartie dans tout le pays, et chacune et chacun joue un rôle dans la sécurité des opérations aériennes à toutes les phases du vol. C’est lorsque nous jouons notre rôle, tel qu’il est défini par les normes et les procédures, que nous devenons efficaces. Même les gens qui sont seuls en poste sont fréquemment en contact avec les pilotes, les répartitrices et répartiteurs de vol et d’autres membres du personnel de NAV CANADA à d’autres emplacements, » explique Hady Tohme, spécialiste de l’information de vol, Centre d’information de vol d’Edmonton.
« S’il est vrai que les technologies employées dans la prestation des services de la circulation aérienne ont beaucoup évolué depuis l’inauguration de la première tour de contrôle du Canada en 1939, le personnel des services de la circulation aérienne (ATS) continue de jouer un rôle vital. De plus, la relation entre le personnel des ATS, les pilotes et les équipes au sol repose sur la confiance et une communication claire, ce que l’automatisation ne peut pas complètement remplacer. Le personnel des ATS est essentiel à la réalisation de notre objectif premier, soit d’assurer la sécurité de l’espace aérien du Canada, » explique Yan Tremblay, directeur, Services d’aéroport et d’information de vol.
« Ce n’est pas tout le personnel de contrôle de la circulation aérienne ou des services d’information de vol qui travaille dans un aéroport pivot; beaucoup de ces gens travaillent en région éloignée, loin des pilotes et des collègues avec lesquels ils communiquent quotidiennement. Le personnel des services de la circulation aérienne de NAV CANADA gère l’un des plus vastes espaces aériens du monde à partir d’emplacements répartis d’un océan à l’autre, » explique Abby Kahlon, gestionnaire d’emplacement.
« Chaque jour est différent. Les systèmes météorologiques changent constamment et les pilotes ont des besoins uniques pour chaque vol. Au centre d’information de vol, mes collègues et moi fournissons l’information avant vol, soit un exposé météorologique, les NOTAM et les particularités liées à l’espace aérien que les pilotes peuvent croiser en cours de route. Nous nous occupons de la planification de vol, offrons le service d’alerte pour que les vols atteignent leur destination sains et saufs, et nous communiquons à l’aide des installations radio télécommandées situées un peu partout au pays. Ces communications peuvent porter sur différents sujets : météo, modifications de plan de vol, relais d’autorisations du personnel de contrôle de la circulation aérienne, ou même gestion d’appels d’urgence MAYDAY. Il nous incombe aussi d’émettre tous les NOTAM de notre zone de responsabilité, » explique Wayne Van Petten, surveillant d’équipe des spécialistes de l’information de vol, Centre d’information de vol d’Edmonton.
« On me pose souvent cette question. Le travail peut comporter des moments de stress, mais nous avons aussi des moments plus calmes pendant nos quarts de travail. Ce que la plupart des gens ignorent, c’est l’ampleur de la formation et du soutien qu’on nous donne. Nous nous entraînons intensivement pour ces moments, de sorte que lorsque survient une situation de stress, nous sommes en mesure de réagir comme s’il s’agissait d’un élément normal de notre travail. Lorsque la situation est terminée, si nécessaire, des programmes de soutien par les pairs sont à notre disposition, » explique David Mercer, surveillant de l’équipe des spécialistes de l’information de vol.
NAV CANADA embauche dans les services de la circulation aérienne, notamment du personnel de contrôle de la circulation aérienne et des spécialistes de l’information de vol, partout au Canada. Visitez la page Carrières pour en savoir plus sur ces carrières épanouissantes.