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Le transport aérien est un mode de transport essentiel qui relie les personnes et les lieux du monde entier. La sécurité est toujours au centre de notre gestion de l’espace aérien canadien. À NAV CANADA, des équipes de partout au pays appuient les efforts déployés pour que les aéronefs se déplacent à temps et selon l’horaire prévu. Nous faisons partie d’un système hautement interconnecté et interdépendant qui exige que de nombreux acteurs (compagnies aériennes, aéroports, agences de sécurité et divers services au sol) soient au sommet de leur art. 


Cependant, il arrive que les projets de voyage soient perturbés, tant pour les passagers que pour les compagnies aériennes. Les retards peuvent être dus à des conditions météorologiques défavorables comme les orages et les tempêtes de neige, à l’entretien et à la construction dans les aéroports, ou à la capacité opérationnelle des compagnies aériennes, des aéroports, des fournisseurs tiers et de notre système de navigation aérienne.

Les initiatives de gestion de la circulation (TMI) sont un outil important du système de circulation aérienne. Ces initiatives contribuent à la sécurité et au bon déroulement de la circulation aérienne et sont utilisées par les organisations de contrôle de la circulation aérienne dans le monde entier dans le cadre de leurs activités quotidiennes. 

Le concept de base est simple : si le nombre d’aéronefs dépasse la capacité d’une partie de l’écosystème de l’aviation, les contrôleurs de la circulation aérienne doivent espacer la circulation pour la maintenir à un niveau gérable. En règle générale, il s’agit de réduire le nombre d’aéronefs entrant et sortant d’un aéroport donné, une méthode que l’on appelle le minutage, afin de ne pas submerger le système et d’ainsi réguler en toute sécurité le débit de la circulation aérienne.

Pourquoi les initiatives de gestion de la circulation sont-elles utilisées?

Pendant les périodes de pointe, les contrôleurs de la circulation aérienne des principaux aéroports au Canada maximisent les taux d’arrivée et de départ afin de respecter les horaires des compagnies aériennes et de répondre à la demande de transport aérien. Pour planifier en fonction de ce taux, l’équipe doit tenir compte d’un certain nombre de facteurs. Ces facteurs englobent les conditions météorologiques et la visibilité, le nombre d’arrivées par rapport au nombre de départs, l’état et le temps d’occupation des pistes, la construction de l’aéroport, l’aménagement et la disponibilité des portes d’embarquement et de la voie de circulation, ainsi que la composition du trafic (types, poids et grosseurs des aéronefs) dans l’espace aérien environnant.

Ces facteurs sont évalués de façon continue tout au long de la journée en coordination avec les compagnies aériennes et les aéroports afin de déterminer le taux de mouvement optimal et sécuritaire selon les périodes de la journée. Bien que NAV CANADA doive gérer tous ces facteurs, elle n’a qu’un contrôle limité sur la plupart d’entre eux et doit donner la priorité à la sécurité tout en s’efforçant de maintenir des niveaux de capacité élevés.

Des retards peuvent s’avérer nécessaires pour équilibrer la demande en toute sécurité afin que les infrastructures aéroportuaires, comme les pistes, les voies de circulation et les portes d’embarquement, l’espace aérien très fréquenté qui les entoure et le personnel des différentes organisations aéronautiques ne dépassent pas leur capacité. Il s’agit d’un système très sensible, dans lequel des facteurs parfois minimes en apparence entraînent des changements dans la manière dont nous gérons la circulation.

Par exemple, par temps de pluie, le pilote d’un aéronef peut avoir besoin d’un peu plus de distance sur la piste pour freiner, ralentir et sortir sur l’une des voies de circulation. Ce temps supplémentaire sur la piste signifie que les contrôleurs de la circulation aérienne doivent ralentir l’aéronef suivant pour assurer une distance de sécurité. Une situation similaire se produit lorsqu’un petit aéronef suit un grand aéronef. Le petit aéronef est affecté par les turbulences de sillage et doit donc être plus espacé pour des raisons de sécurité. 

« Ces interactions entre deux aéronefs sont courantes, mais si l’on multiplie ces situations tactiques par des centaines d’aéronefs pendant plusieurs heures, les répercussions se cumulent », explique Jonathan Bagg, directeur, Relations avec l’industrie et les parties prenantes à NAV CANADA. « Il existe de très nombreuses interactions de ce type dans le système d’aviation canadien qui se produisent tous les jours. Elles entraînent des retards, même lorsque tous les éléments du système sont bien alignés.

« Les retards dans le système de transport aérien sont un phénomène mondial, mais certains aspects de l’écosystème canadien sont uniques, poursuit-il. Nos grandes distances nous rendent plus dépendants du transport aérien que la plupart des pays. Nos conditions météorologiques peuvent être très rudes et difficiles, et il nous faut plus de temps pour nous remettre d’une perturbation que dans les pays où les infrastructures, les équipements et les ressources sont moins dispersés géographiquement. »

Le pouvoir des gens

La dotation en personnel est un facteur qui a reçu sa part d’attention dans le monde entier.

« La pandémie a apporté des changements à la main-d’œuvre du secteur à bien des égards. Qu’il s’agisse des pilotes, des professionnels des services de la circulation aérienne ou des employés aéroportuaires, chaque partie du système d’aviation se trouve dans une situation où la demande de travailleurs qualifiés est élevée, souligne M. Bagg. Bien qu’ils fassent l’objet d’une grande attention, ce qui est normal, les retards dus à la dotation diminuent au fur et à mesure que la main-d’œuvre se reconstitue. »

Dans les situations où les niveaux de dotation de NAV CANADA affectent le service, l’organisation travaille avec diligence pour atténuer les répercussions sur l’écosystème de l’aviation. Elle fera appel à des renforts et demandera à ses employés de prolonger leurs quarts de travail ou de commencer plus tôt pour faire face à l’augmentation de la charge de travail. La sécurité et le dévouement des employés à leur profession sont essentiels au succès de NAV CANADA et à sa capacité de gérer les besoins changeants de l’industrie de l’aviation canadienne.

« Nous prenons ces situations très au sérieux. Il s’agit vraiment d’une approche où tout le monde met du sien pour répondre aux défis et minimiser les répercussions sur les compagnies aériennes et le public voyageur », indique M. Bagg.

Veiller à ce que le fournisseur de services de navigation aérienne du Canada dispose d’un personnel suffisant pour répondre aux besoins évolutifs de l’industrie de l’aviation canadienne est l’une des nombreuses façons dont l’entreprise contribue à réduire la fréquence des retards. L’organisation compte du personnel occupant divers postes, notamment des contrôleurs de la circulation aérienne, des spécialistes de l’information de vol, des technologues, des pilotes, des ingénieurs et du personnel de soutien. Pour répondre à la demande croissante de personnel, NAV CANADA a élargi ses programmes de formation et s’emploie activement à recruter et à former de nouveaux employés partout au Canada.

Ses programmes de formation des services de la circulation aérienne de première ligne fonctionnent aux limites de leur capacité. Actuellement, plus de 400 employés sont en formation et plus de 600 personnes participeront aux programmes de formation au cours des années 2024 et 2025.

Qu’est-ce qu’un programme d’attente au sol?

Lorsque des perturbations, comme des phénomènes météorologiques violents, entraînent un achalandage accumulé au-delà des capacités, une TMI peut être mise en œuvre. L’une de ces principales initiatives est le programme d’attente au sol (GDP). Le GDP aide le système à gérer la circulation dans un aéroport en retardant temporairement les aéronefs à leur aéroport de départ pour une période définie. Les TMI telles que les GDP peuvent être utilisées pour garantir que l’espace aérien et les infrastructures aéroportuaires ne sont pas saturés ou bloqués et, surtout, pour réguler en toute sécurité le débit de la circulation aérienne. Pendant qu’un GDP est en cours, les aéronefs à destination d’un aéroport particulier sont retenus à leur aéroport de départ pendant un certain temps, ce qui permet de gérer les arrivées à destination. Il est important de noter que si NAV CANADA met en œuvre des GDP, ceux-ci peuvent résulter d’une variété d’événements, la cause la plus courante étant les conditions météorologiques défavorables.

La collaboration

Il faut un effort intersectoriel important dans un système complexe et sensible pour obtenir des résultats à temps, et chaque partenaire du système doit faire de son mieux pour réduire les retards au minimum.

Le partage de données est essentiel à cet égard. « L’analogie est évidente, mais c’est comme pour une équipe sportive : pour qu’elle fonctionne, chaque joueur doit jouer son rôle et comprendre comment les rôles de son équipe sont interconnectés, explique M. Bagg. C’est pourquoi le partage de données est essentiel, car il nous permet de voir ce qui se passe à l’horizon et de planifier nos opérations de manière à soutenir au mieux les autres membres de l’équipe. »

Dans ce contexte, NAV CANADA fait d’importants investissements dans la technologie et les données dans le but d’amener l’intégration des données dans l’ensemble de l’industrie à un niveau supérieur.

« Dans le futur, tout le monde consultera exactement les mêmes données de planification et de capacité de vol, connaîtra l’itinéraire optimal selon les conditions changeantes et saura où son aéronef doit se trouver et à quel moment, à chaque étape du voyage, ajoute-t-il. Cela permettra d’améliorer la prévisibilité du système, même lorsque les conditions météorologiques ne sont pas favorables. »

Il est toujours conseillé aux passagers concernés par les retards de vérifier le statut de leur vol auprès de leur compagnie aérienne pour obtenir les informations les plus récentes.

Les Canadiens et les résidents permanents qui souhaitent faire carrière au sein du fournisseur de services de navigation aérienne du Canada sont invités à se renseigner sur les possibilités d’emploi actuelles de NAV CANADA et à les explorer.